Lorsqu’un couple envisage une séparation, une question revient presque toujours : quelle est la durée d’un divorce par consentement mutuel à La Réunion ?
La durée de la procédure est souvent la première inquiétude des époux. À juste titre.
En pratique, le divorce par consentement mutuel à la Réunion constitue aujourd’hui la voie la plus rapide pour mettre fin à un mariage, très loin devant les procédures contentieuses.
À titre de comparaison, les procédures judiciaires (voir les différents types de divorce) s’étalent généralement entre 12 et 24 mois., parfois davantage lorsque le conflit s’installe ou que des questions patrimoniales complexes surgissent.
À l’inverse, lorsqu’un accord est possible, le divorce amiable permet le plus souvent de divorcer en quelques semaines voir quelques mois.
Mais cette rapidité dépend de plusieurs facteurs concrets.
Premier facteur : la capacité des époux à se mettre d’accord
C’est, de loin, l’élément le plus déterminant.
Lorsque les époux ont déjà échangé sur les grandes lignes de leur séparation — organisation des enfants, aspects financiers, devenir du logement — la procédure avance très rapidement.
À l’inverse, lorsque les discussions commencent seulement lors du premier rendez-vous avec un avocat, un temps d’ajustement est souvent nécessaire.
Cela ne remet pas en cause le divorce amiable, mais rallonge naturellement les délais de quelques semaines.
En pratique, plus l’accord est construit tôt, plus le divorce est rapide.
Deuxième facteur : la réactivité de l’avocat adverse
Dans un divorce par consentement mutuel, les deux avocats travaillent ensemble à la rédaction d’une convention commune.
Lorsque chacun est réactif, les échanges sont fluides et la convention avance vite.
Il arrive toutefois que l’un des conseils tarde à répondre, nécessite plusieurs relances ou prenne plusieurs semaines avant de formuler une position claire.
Dans ces situations, ce n’est pas la procédure qui ralentit — ce sont les échanges.
Personnellement, je privilégie toujours un travail avec des confrères habitués à ce type de divorce, mais l’aléa existe.
Et il pèse directement sur le calendrier.
Troisième facteur : la présence d’un bien immobilier ou d’un patrimoine à régler
C’est souvent le point le plus chronophage.
Lorsqu’un logement commun existe, plusieurs options sont possibles :
- vendre le bien avant de signer la convention de divorce
- procéder à une donation
- organiser un rachat de part avec soulte et désolidarisation du prêt immobilier
- conserver le bien en indivision (solution rarement confortable dans la durée)
Dans la pratique, ce n’est pas le divorce qui prend du temps, mais le traitement immobilier lui-même.
Une vente immobilière s’étale généralement entre 6 et 12 mois.
Une désolidarisation bancaire peut également nécessiter plusieurs semaines.
C’est pourquoi ce point mérite toujours une stratégie spécifique.
Quatrième facteur : la réactivité du notaire , de la banque ou de l’expert comptable
Dès qu’un patrimoine immobilier existe, deux acteurs deviennent centraux : le notaire et le banquier.
Un notaire réactif pour l’état liquidatif et une banque efficace pour une désolidarisation permettent de maintenir des délais courts.
À l’inverse, un traitement lent ajoute mécaniquement plusieurs mois.
Enfin si on ajoute l’existence d’une entreprise à partager, il faudra la faire valoriser par un expert comptable.
Durée d’un divorce par consentement mutuel à La Réunion : les étapes

En pratique, les étapes se succèdent ainsi :
Rendez-vous avec les avocats, échanges entre conseils, négociation et rédaction de la convention, puis envoi en recommandé ouvrant le délai légal de réflexion de quinze jours.
À l’issue de ce délai, une date de signature est fixée.
La convention est ensuite transmise au notaire, qui dispose de quinze jours pour l’enregistrer.
Dans les dossiers fluides, l’ensemble peut être finalisé en cinq à huit semaines.
Dans la majorité des situations simples, on se situe plutôt autour de deux à trois mois.
Délais les plus fréquents (comparaison claire)
| Situation | Durée habituelle |
| Divorce contentieux | 12 à 24 mois |
| Divorce amiable simple | 2 à 3 mois |
| Divorce amiable très fluide | 5 à 8 semaines |
| Divorce avec patrimoine complexe | variable selon vente/crédit/entreprise |
Cas pratique fréquent à La Réunion : un époux repart en métropole
Une situation revient régulièrement : l’un des époux quitte La Réunion pour la métropole en cours de procédure.
Or, le divorce par consentement mutuel impose la présence physique des deux époux et des deux avocats le jour de la signature.
Il faut donc, dans ce cas, prévoir un billet d’avion.
Même en intégrant ce coût supplémentaire, la procédure amiable reste très largement plus économique qu’un divorce contentieux.
En pratique :
- Divorce contentieux : environ 3 000 € par époux (souvent davantage)
- Divorce amiable : en moyenne 1 500 € par époux
- billet d’avion éventuel : environ 1 200 €
Soit un coût total qui demeure inférieur — pour une procédure bien plus rapide et apaisée.
Pour comprendre plus précisément les frais à prévoir selon la situation du couple, vous pouvez consulter cet article détaillé : combien coûte un divorce à La Réunion.
En conclusion
Le divorce par consentement mutuel est aujourd’hui, de loin, la procédure la plus rapide pour divorcer à La Réunion.
Ce qui influence réellement les délais n’est pas la mécanique juridique elle-même, mais plusieurs éléments très concrets :
- la capacité de dialogue entre les époux,
- la réactivité des avocats,
- la gestion du patrimoine (immobilier, crédit, entreprise),
- et l’efficacité des partenaires impliqués, comme le notaire ou la banque.
Lorsque ces facteurs sont maîtrisés, il est tout à fait possible de divorcer en quelques semaines dans les dossiers les plus fluides.
Pour comprendre en détail les différentes étapes, les conditions et les points de vigilance, vous pouvez consulter ce guide complet du divorce par consentement mutuel à La Réunion.
FAQ – Durée d’un divorce par consentement mutuel à La Réunion
Dans les situations simples, un divorce par consentement mutuel peut être finalisé en cinq à huit semaines.
Dans la plupart des dossiers, il faut compter entre deux et trois mois, le temps que les avocats rédigent la convention, que le délai légal de réflexion de quinze jours soit respecté et que le notaire procède à l’enregistrement.
Les délais peuvent être plus longs lorsqu’un bien immobilier doit être vendu, lorsqu’une banque doit organiser une désolidarisation de prêt ou lorsqu’un patrimoine complexe doit être partagé.
C’est possible, mais relativement rare.
Un divorce très rapide suppose que les époux soient déjà d’accord sur tous les points et que les avocats puissent rédiger immédiatement la convention.
Il faut également respecter le délai légal de réflexion de quinze jours, imposé par la loi après l’envoi de la convention.
Plusieurs facteurs peuvent rallonger la durée :
- un désaccord sur la garde des enfants ou la pension alimentaire,
- la vente d’un bien immobilier,
- la désolidarisation d’un prêt bancaire,
- ou simplement des échanges plus longs entre les avocats.
Dans ces situations, ce n’est pas la procédure elle-même qui prend du temps, mais la résolution des questions patrimoniales ou familiales.
Une grande partie de la procédure peut être organisée à distance : échanges de documents, rédaction de la convention et validation du projet.
En revanche, la signature de la convention de divorce doit se faire en présence des deux époux et de leurs avocats.
Si l’un des conjoints s’installe en métropole ou à l’étranger, il faudra donc prévoir un déplacement pour la signature finale.

