Lorsqu’on cherche un avocat à La Réunion, la première difficulté n’est pas tant de trouver un nom que de comprendre comment la profession est organisée et sur quels critères fonder un choix pertinent.
Entre les barreaux, les domaines d’intervention, les spécialités officiellement reconnues et l’expérience réelle des praticiens, il est souvent difficile pour un justiciable de s’y retrouver.
Cet article a pour objet de vous donner des repères clairs et utiles, afin de mieux comprendre le fonctionnement de la profession d’avocat à La Réunion et d’aborder votre démarche de manière éclairée.
Deux barreaux à La Réunion, une même île
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, La Réunion ne compte pas un, mais deux barreaux distincts :
- le Barreau de Saint-Denis
- le Barreau de Saint-Pierre
Chaque avocat est inscrit à un seul barreau, mais cela ne signifie pas qu’il ne peut intervenir que dans cette zone géographique.
Un avocat peut intervenir sur toute l’île
En pratique, les avocats réunionnais interviennent généralement sur l’ensemble du territoire, que ce soit à Saint-Denis, Saint-Paul, Saint-Pierre ou ailleurs.
L’inscription à un barreau relève avant tout d’une organisation administrative et disciplinaire, et non d’une limitation territoriale stricte.
Où trouver une liste officielle des avocats à La Réunion ?
Il n’existe pas de liste unique centralisée regroupant tous les avocats de La Réunion.
En revanche, chaque barreau tient à jour son propre annuaire officiel :
- 👉 Annuaire du Barreau de Saint-Denis
- 👉 Annuaire du Barreau de Saint-Pierre (lien d’origine non protégé)
Ces annuaires permettent de vérifier :
- l’inscription de l’avocat,
- ses coordonnées,
- et parfois ses domaines d’intervention déclarés.
Comment bien choisir son avocat à La Réunion ?
Au-delà de la simple liste, le choix d’un avocat doit reposer sur plusieurs critères essentiels.
1. La compétence avant la proximité
Avec l’évolution constante des lois, des procédures et de la jurisprudence, il est devenu illusoire d’être un “avocat généraliste” maîtrisant parfaitement tous les domaines.
Mieux vaut un avocat expérimenté dans votre problématique spécifique qu’un professionnel simplement proche géographiquement.
En matière de divorce par consentement mutuel, cette analyse doit toutefois être nuancée : la convention de divorce doit être signée en présence physique des deux époux et de leurs avocats, ce qui rend la proximité géographique également déterminante dans l’organisation pratique de la procédure.
2. Les spécialités officiellement reconnues
Certaines spécialités (droit de la famille, droit des affaires, droit immobilier, etc.) sont officiellement reconnues par l’Ordre, mais elles nécessitent un examen spécifique, distinct du diplôme d’avocat.
Tous les avocats n’ont donc pas le titre de spécialiste, même s’ils peuvent pratiquer un domaine depuis de nombreuses années.
Il est donc important de poser clairement la question de l’expérience concrète, au-delà des intitulés.
3. Une relation de confiance et de pédagogie
Un bon avocat doit aussi être capable de :
- expliquer clairement les enjeux,
- exposer les risques,
- proposer une stratégie compréhensible,
- et rester accessible dans ses échanges.
J’ai détaillé les critères pratiques et les erreurs à éviter dans un article consacré à comment trouver un avocat à La Réunion.
Le cas particulier de l’avocat “généraliste”
Pendant longtemps, la figure de l’avocat généraliste était la norme.
Aujourd’hui, l’explosion des réglementations et des contentieux rend cette approche de plus en plus difficile, voire risquée pour le client.
De nombreux avocats ont donc fait le choix :
- soit de se spécialiser,
- soit de concentrer leur pratique sur quelques domaines précis, maîtrisés en profondeur.
L’expérience de Richard Patou, avocat à La Réunion
Ma pratique d’avocat s’inscrit précisément dans cette logique de concentration des compétences, avec une expérience significative dans trois domaines principaux :
- le divorce par consentement mutuel, avec une approche à la fois juridique, humaine et pragmatique,
- la défense des intérêts des dirigeants et des entreprises, notamment en matière de procédures collectives (redressement, liquidation, prévention des difficultés),
- le droit contractuel, incluant la rédaction, la sécurisation et l’analyse stratégique des contrats.
Ces domaines ont un point commun : ils nécessitent anticipation, rigueur et vision stratégique, bien au-delà d’un simple traitement formel du dossier.

