L’activité d’avocat mandataire en transaction immobilière intrigue de plus en plus de confrères. Mais elle suscite aussi beaucoup de clichés.
Ces représentations tiennent souvent à une méconnaissance de ce qu’est réellement l’activité d’avocat mandataire immobilier et de la manière dont elle peut s’intégrer dans une pratique existante.
J’entends encore régulièrement certaines phrases toutes faites, qui freinent ceux qui seraient tentés de se lancer.
Voici donc 5 idées reçues que j’entends le plus souvent… et que je vous propose de démonter.
Ces idées reçues sur l’avocat mandataire immobilier constituent l’un des principaux freins à l’exercice de cette activité.
1/“Ce n’est pas un métier d’avocat”
Faux.
La transaction immobilière est une activité complémentaire, parfaitement prévue par notre règlement intérieur (RIN art. 6.3).
Elle ne consiste pas à se transformer en agent immobilier, mais à apporter un accompagnement juridique complet sur une opération immobilière.
Rappelons-le : vendre un bien, c’est avant tout un acte juridique majeur. Notre rôle d’avocat est donc totalement légitime… et même très attendu par de nombreux clients.
Cette idée reçue renvoie en réalité à une interrogation plus profonde, que beaucoup d’avocats se posent sans toujours la formuler clairement : celle de leur propre légitimité à exercer cette activité.
2/“Je n’aurai jamais le temps de faire ça en plus de mon activité d’avocat”
C’est ce que je me disais au début.
Et pourtant… c’est une fausse excuse.
Je peux vous affirmer que l’activité d’avocat mandataire en transaction immobilière peut être intégrée progressivement à son cabinet, à condition de s’interroger sérieusement sur la question du temps et de l’organisation.
Avec une bonne organisation, il est tout à fait possible de concilier les deux.
Et pour être honnête, je trouve que cela apporte une respiration bienvenue par rapport à la pratique classique du contentieux.
3/ “Je vais devoir me transformer en agent immobilier”
Non, et c’est justement ce qui fait notre force.
Nous ne sommes pas là pour faire du porte-à-porte ou du démarchage.
Nous ne fonctionnons pas au volume.
Nous apportons une valeur ajoutée juridique, une rigueur, une confidentialité, qui manquent souvent dans les circuits classiques.
Notre approche rassure les clients, notamment dans des contextes sensibles : divorce, succession, vente de biens professionnels…
Notre valeur, ce n’est pas de publier une annonce. C’est de sécuriser l’opération et d’accompagner le client de bout en bout.
4/ “Les agences immobilières font cela beaucoup mieux”
Ce n’est pas la même approche.
Une agence immobilière a son utilité. Mais soyons lucides : beaucoup de clients nous confient qu’ils sont déçus par certaines pratiques du marché.
En tant qu’avocats, nous apportons une sécurité que les agences ne peuvent pas offrir :
- vérification du titre de propriété,
- gestion des servitudes,
- conseil sur la fiscalité,
- confidentialité absolue,
- équilibre des intérêts lors de la rédaction des actes.
Le marché a besoin de cette approche complémentaire.
Et nos clients le comprennent très bien.
5/ “C’est trop risqué juridiquement”
Encore une idée reçue.
Bien entendu, il faut respecter nos règles déontologiques. Il faut se former et maîtriser les bases propres à cette activité.
Mais c’est justement ce que je partage dans mon guide : comment pratiquer cette activité en toute sécurité juridique et déontologique.
Quand c’est fait dans les règles de l’art, cette activité est au contraire un levier de sécurisation pour nos clients.
Conclusion
Ces idées reçues sur l’avocat mandataire immobilier ne résistent pas longtemps à l’analyse de la pratique.
Si vous avez envie de diversifier votre activité, si vous avez déjà des dossiers dans lesquels une vente immobilière se profile…
ne laissez pas ces idées reçues vous freiner.
Formez-vous. Entourez-vous. Osez.
Et si vous voulez gagner du temps, vous pouvez découvrir la méthode que j’ai développée au fil des années :

